Quelques petites descenies que je n'ai pas publié ici. Je vais mettre quelques photos que vous puissiez voir
les nouveautés quand même.
les nouveautés quand même.
C'est transperçant, remuant, épuisant. Ça se dresse comme un pique, un aiguillon. Ça frappe la nuit, lors de cette torpeur, cette douleur, ces courbatures. La gorge nouée, les yeux béants, les larmes affluant des parties les plus anodines du corps, le silence éminent, l'âme mise à nue devant soi, la peine est là. Elle est ennuyeuse, insipide, sans saveur, elle ne marque que cet infâme passage d'un tout à un rien. Elle est symbolique, métaphysique, trop émotionnelle et personnelle. Elle répugne toute fierté et rebute toute colère. Je la hais ! Elle est agaçante ! Je la sens tangible et inexistante à la fois, elle couvre ma lucidité d'un linceul d'ambiguïté dans ce va et vient persistant.
Mon « moi » est vain, car elle est là. Je la hais !
Je suis son esclave, je me tue à l'identifier chaque jour.
Je la hais ! Elle m'oblige à avoir mal pour espérer à nouveau.
Je la hais ! Elle est si nécessaire !
Mon « moi » est vain, car elle est là. Je la hais !
Je suis son esclave, je me tue à l'identifier chaque jour.
Je la hais ! Elle m'oblige à avoir mal pour espérer à nouveau.
Je la hais ! Elle est si nécessaire !
Texte pas de moi mais qui me parle.



